Depuis 2016, je travaille en partenariat avec Enseignons.be pour l’animation d’animations/conférences dans diverses écoles.

Vincent Flibustier, d’abord troll des internets et empêcheur de tourner en rond professionnel, a commencé à construire une formation visant à partager son expérience et sa passion du phénomène de l’information et de la désinformation sur internet.

Cette animation/conférence/formation passe en revue l’histoire du phénomène, la méthodologie de création et de diffusion de fausses informations et les raisons de la recrudescence de celles-ci sous plusieurs angles.

Elle est composée de nombreux modules flexibles qui font que celle-ci peut durer 1h30 comme 12h dans la version de 2 journées de formations actuellement donnée à des professeurs du secondaires (principalement du 3ème degré en histoire, français et CPC)

Les sujets abordés sont les suivants et sont ou moins étoffés selon le timing demandé :

  1. Fake News : Histoire de la désinformation
  2. Théories du complot
  3. Fake NEWS, Qui, Quoi, Pourquoi ? (Actualité, élection américaine,…)
  4. Biais cognitifs
  5. Méthodologie de création de fausses informations « Théorie de l’inoculation » – Apprendre à en créer pour s’en protéger.
  6. Mise en pratique en créant des fausses informations en réfléchissant à leur impact « Se mettre dans la peau d’un idéologue usant de désinformation »
  7. Médias traditionnels en mutation, fact-checking, buzz,…
  8. Danger des lois contre la désinformation et modération sur internet.
  9. Présentation de ressources permettant d’approfondir le sujet.

La conférence est adaptée au public cible, selon qu’il soit du 1e/2e/3e cycle secondaire ou pour des étudiants du supérieur.

 

Ces animations sont également disponibles pour tous les publics, entreprises, associatif,…

Prenez contact avec moi ici: 

(Si vous êtes un robot et que vous désirez tout de même me contacter, envoyez un courrier)

Voir par exemple ce compte rendu sur le site de la CSC

Le troisième atelier avait pour thème la fiabilité de l’information par Vincent Flibustier, fondateur et rédacteur principal du site parodique Nordpresse. Dans un style agitateur complètement assumé et non dénué d’humour, le jeune homme a posé un regard édifiant sur le rapport qui lie les individus à l’information qu’ils reçoivent et qu’ils ne remettent plus en question. Nous sommes nombreux à être déjà tombé dans le piège d’une fakenews, d’un buzz qui se révèle finalement créé de toute pièce. Le site satirique de Vincent Flibustier y est coutumier, se moquant quotidiennement d’une certaine presse racoleuse – qu’il qualifie de putaclic – à travers ses articles absurdes, décalés, bourrés de dérision qu’il met en ligne sur son site. Il nous confiera d’ailleurs être parfois victime de son succès, puisqu’il se retrouve régulièrement avec un procès sur le dos. Au-delà de l’aspect purement provocateur qui prête plus souvent à (sou)rire, le trublion se targue d’une démarche salutaire, mettant en avant l’envie d’éveiller l’esprit critique des internautes, de les faire réfléchir et d’être somme toute vigilants au cours de leurs lectures, tout en poussant aussi les médias classiques à améliorer leurs contenus. Un atelier secouant qui aura fait beaucoup réagir !

Sur le site de l’Avenir en 2016

Vincent Flibustier, fondateur du site Nordpresse, site d’information parodique et satirique, a rencontré ce lundi pendant deux heures une classe de 5e secondaire de l’institut Vallée Bailly, à Braine-l’Alleud.

Objectif de la rencontre: inciter ces adolescents à faire preuve d’esprit critique face aux informations qu’ils découvrent sur internet. Vincent Flibustier a insisté notamment sur les différences entre les sites d’information, les sites dits de désinformation, et les sites dits de «réinformation».

«Les sites de “ réinformation ” ont un pouvoir de fou, a expliqué Vincent Flibustier. Leur visibilité est hallucinante en raison du caractère exclusif de leurs fausses informations. Puisque ces infos sont fausses, on ne les trouvera nulle part ailleurs. Mais les gens prennent rarement la peine de vérifier si l’information est exacte, et dans la foulée partagent de fausses informations, soit parce qu’ils y croient, soit pour se moquer de la bêtise de ces infos…»

Si Nordpresse lui sert de défouloir, Vincent Flibustier apprécie les rencontres dans les écoles. «J’ai été animateur dans les écoles, ça m’a toujours plu de discuter avec des élèves. C’est un peu ambivalent, dans le sens où ce qui me fait vivre, c’est la bêtise des gens à ne pas comprendre une vraie ou une fausse information, et du coup, je me tire une balle dans le pied en les éduquant (rires). Mais bon, de toute manière, il y aura toujours du travail à faire à ce niveau.»

Ces derniers mois, le site Nordpresse a vu grimper son taux d’audience. Pour Vincent Flibustier, cela vient principalement des attentats. «En période d’attentats, les sites parodiques explosent au niveau des chiffres. Moi, j’essaie de dénoncer ce que d’autres peuvent balancer comme énormités, mais Nordpresse travaille dans un trop petit pays pour représenter un réel contre-pouvoir médiatique.»

11 février 2018: Présence sur le plateau de “Libres ensemble” pour parler des fausses informations:

Retour d’expérience d’une animation ayant pour public 4 classes de 3ème et 4ème secondaire: 

Sachez que, de notre côté, l’expérience fut une réelle réussite. Le projet est aussi intéressant qu’utile et sa concrétisation, hier, a énormément plu aux élèves. En effet, les classes participantes ont été sondées et tous les élèves ont adoré l’animation, tout particulièrement les deuxième et troisième parties de celle-ci, qui leur “parlaient” énormément. Si la thématique leur plait évidemment, le franc-parler, l’humeur et l’expérience de Monsieur Flibustier les ont captivés. Ils étaient très fiers d’être liés à cet événement et ont vécu une chouette expérience. Aussi, je vous en remercie, pour eux comme pour le corps professoral de notre école.

L’avenir en 2018:

Vincent Flibustier, fondateur du site satirique Nordpresse, sensibilise les élèves du secondaire depuis trois ans aux pièges des fake news et de la désinformation. Une œuvre de salubrité publique, en partenariat avec Enseignons.be, aurait-on envie d’écrire. Même s’il tombe de temps à autre dans les travers qu’il dénonce lui-même.